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Arthropleura



Extraits de l'article:

Imaginez un mille-pattes géant de près de trois mètres de long doté de dizaines de pattes et pesant jusqu’à 50 kilos. Si cette créature semble tout droit sortie d’un film de science-fiction, elle a pourtant bien existé il y a environ 300 millions d’années. Cet animal colossal, connu sous le nom d’Arthropleura, était le plus grand arthropode terrestre à avoir jamais vécu. Malgré les nombreux fossiles découverts, les scientifiques ont longtemps ignoré à quoi ressemblait sa tête, jusqu’à ce qu’une nouvelle découverte leur permette enfin de lever le voile sur ce mystère fascinant.

Une énigme de longue date

Depuis la fin des années 1800, les chercheurs ont collecté des fragments de fossiles et des empreintes d’Arthropleura en Europe et en Amérique du Nord. Ces fossiles, souvent retrouvés sans tête, ont laissé les scientifiques perplexes. En effet, les Arthropleura, comme beaucoup d’arthropodes, muent en grandissant. Lors de ce processus, ils se débarrassent de leur exosquelette en se tortillant hors de celui-ci par une ouverture à la tête, laissant derrière eux une coquille vide. Cela explique pourquoi tant de fossiles de cette créature ne possédaient pas cette partie du corps qui est essentielle pour comprendre à quoi ils ressemblaient vraiment.

Plus récemment, une équipe de chercheurs a cependant eu la chance de tomber sur des fossiles de juvéniles Arthropleura parfaitement conservés, avec leur tête intacte. Ces spécimens découverts dans un ancien gisement de charbon français ont permis d’enfin révéler ce à quoi ressemblait cette partie du corps.

Une tête peu effrayante pour une créature gigantesque

La première surprise des scientifiques après l’analyse des fossiles a été de constater que, malgré sa taille impressionnante, l’Arthropleura n’avait pas une tête particulièrement terrifiante. Son sommet était formé d’un bulbe arrondi, avec deux courtes antennes en forme de cloche. Elle possédait également des yeux proéminents rappelant ceux des crabes et une petite bouche adaptée pour broyer des feuilles et de l’écorce. En d’autres termes, ce géant préhistorique était un herbivore inoffensif.

Les chercheurs ont noté que l’Arthropleura possédait un corps rappelant celui des mille-pattes modernes, mais avec une tête proche de celle des centipèdes. Il s’agissait donc d’une créature étonnamment hybride, avec des caractéristiques provenant de plusieurs groupes d’arthropodes actuels.

Une technique moderne pour explorer le passé

Pour reconstituer l’apparence complète de cet arthropode géant, les chercheurs ont eu recours à une technique avancée appelée tomodensitométrie. Ce procédé, similaire à une radiographie, permet de visualiser l’intérieur des roches sans les endommager. Il est particulièrement utile pour examiner des fossiles fragiles et pour révéler des détails cachés qui ne sont pas immédiatement visibles à l’œil nu.

Grâce à cette méthode, les scientifiques ont pu analyser en profondeur les fossiles des jeunes Arthropleura qui mesuraient environ six centimètres de long. Bien qu’il soit possible que ces spécimens n’aient jamais atteint les tailles gigantesques observées chez certains de leurs congénères adultes, ces fossiles ont tout de même fourni suffisamment d’informations pour estimer à quoi ressemblaient les plus grands individus de cette espèce.

Un monde très différent

La reconstitution de la tête de l’Arthropleura apporte des éléments cruciaux pour mieux comprendre la vie sur Terre à cette époque lointaine.

Pour rappel, l’animal vivait il y a environ 300 millions d’années, bien avant l’époque des dinosaures. Durant cette période, la Terre connaissait des conditions environnementales très différentes de celles d’aujourd’hui. Les niveaux d’oxygène étaient plus élevés, ce qui a permis à des insectes géants de prospérer. Cette découverte montre à quel point la biodiversité de cette époque était extraordinaire et que les écosystèmes n’avaient rien à envier à ceux des temps modernes.



AJOUT:

En Amérique du Nord, les restes fossiles et les empreintes de pas (ichnofossiles) d'Arthropleura ont principalement été découverts dans des strates datant du Carbonifère supérieur.

Principaux lieux de découverte

Canada (Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick): Des empreintes et des sections d'exosquelettes ont été mises au jour sur des sites célèbres comme les falaises fossilifères de Joggins Fossil Cliffs ainsi que le long de la rivière Apple et d'autres zones côtières de la Nouvelle-Écosse. Des traces fossiles ont aussi été répertoriées au Nouveau-Brunswick.

États-Unis (États de la « ceinture de charbon ») : Des fragments corporels et des pistes de déplacement fossilisées ont été signalés dans l'Ohio, la Pennsylvanie, l'Illinois ainsi que dans des zones comme le Kansas, le Kentucky et le Nouveau-Mexique.


Climacoconus


Climacoconus quadratus, formation de Neuville Formation, Grondines, région de Québec, Québec,


Climacoconus batteryensis, formation Vauréal, Anticosti, Québec


Climacoconus batteryensis, formation Vauréal, Anticosti, Québec


Climacoconus rallus, Chazy, formation de Laval, Laval, Québec


Photos: Mario Cournoyer


Climacoconus est un genre éteint de conulaires (des animaux marins fossiles au corps pyramidal en forme de pyramide inversée, apparentés aux cnidaires). Leurs fossiles se caractérisent par une coquille phospho-calcique ornée de fines crêtes transversales et se retrouvent parfois en symbiose avec des bryozoaires.

Âge géologique : Principalement connu au Paléozoïque inférieur (Ordovicien et Silurien), avec une répartition géographique incluant l'Amérique du Nord et la région baltique.




Oeuf de Lystrosaurus et évolution de l'allaitement



Scientists have their first proof that the ancestors of some mammals laid eggs, thanks to a 250-million-year-old fossil embryo discovered in South Africa in 2008. The specimen, described this week in PLOS One, belongs to a piglike animal with tusks and a beak called Lystrosaurus that famously and mysteriously survived the Great Dying, one of Earth’s worst extinction events. The embryo’s curved position and the incomplete development of its jaw, pelvis, and ribs hint that it was in an egg when it died (artist’s rendition above). The fossil could shed light on how Lystrosaurus survived the high temperatures of the extinction event, as the large size of the eggs would have prevented the water loss that comparable species faced, CNN reports. The find may also help researchers learn why and when lactation developed in mammals, providing evidence it initially evolved to allow mothers to keep their eggs moist.


Trouvé ici.