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Prisonniers nus — Ur antique (vers 2900-2700 AEC)



More than 4,500 years ago, this clay sealing from ancient Ur depicted a line of naked prisoners being marched together.

Shown one behind another in profile, the captives are completely stripped of clothing and possessions. Their nudity likely emphasized their vulnerability and defeated status—a visual language of captivity and submission that appears elsewhere in ancient Mesopotamian art.

Despite the simplicity of the image, it provides a striking glimpse into warfare, prisoners, and displays of power during the Early Dynastic period, when some of the world's earliest cities were developing in southern Mesopotamia.

📍 Ur, Iraq
📅 ca. 2900–2700 BCE
🏺 Clay sealing
🏛️ Penn Museum, Philadelphia


Trouvé ici.


Chiens de Ninive



Clay guard-dog figurines from North Palace in Nineveh, in present-day Iraq. About 2,700 years old, just 7cm long (3 in), with inscriptions of their fierce names ~ Loud is his bark / Biter of his foe / Catcher of the enemy / Expeller of evil / Don’t think, bite!

Trouvé ici.


Pièce grecque



Athena and Eagle (reverse), 305-285 BC, Cleveland Museum of Art. Size: Overall: 3 cm (1 3/16 in.) Medium: silver.

Trouvé ici.


Bague grecque



Leda. Detail gold ring depicting Leda and Zeus transformed into a swan from Thessaly, 2nd. BC. Collection: Benaki Museum (Athens, Greece)

Trouvé ici.


Priapus



Statuette en bronze, probablement du dieu romain de la fertilité Priape, réalisée en deux parties (présentées ici assemblées et démontées). Cette statuette a été datée de la fin du Ier siècle de notre ère. Découverte à Rivery, en Picardie, en 1771, elle est le plus ancien objet gallo-romain de la collection du Musée de Picardie. Cette figurine représente la divinité vêtue d'un « cuculus », un manteau gaulois à capuche, et pourrait être un exemple des Genii cucullati. La partie supérieure est amovible et dissimule un phallus.

Trouvé ici.


Pygmalion et Galatée



La légende grecque (chypriote pour être plus précis) vieille de plus de 2000 ans, raconte comment un talentueux sculpteur appelé Pygmalion était dégoûté par les comportements des femmes de l'île de Chypre qui se comportaient comme des prostitués impudiques et des cruelles sorcières. Il se résigna donc au célibat et investit tout son désir et son amour inexprimé dans la création de son oeuvre ultime: la statue de marbre (ou d'ivoire) représentant la femme de ses rêves. Il y consacra tellement de temps et y travailla avec tant de passion que le résultat fut parfait. Il donna à son chef-d'oeuvre le nom de Galatée. 

Le lien qui unissait l'artiste à son oeuvre était si grand et si intime, il y avait investi tant de passion, d'attention, de minutie et de dévouement qu'il tomba amoureux de sa statue. Lors d'une fête religieuse, il se rendit au temple d'Aphrodite (l'équivalent de la déesse Inanna pour les Grecs), se prosterna devant la statue de la divinité et se mit à pleurer. Il exprima la lourdeur de son célibat et de sa solitude et supplia la déesse de mettre sur son chemin une femme aussi merveilleuse que sa Galatée.

Lorsqu'il revint à son atelier, esseulé et désespéré, il embrassa la bouche de sa statue et fut étonné de ressentir que les lèvres de cette dernière était chaudes. Il l'embrassa à nouveau et cette fois-ci, elles étaient douces et tendres! Il recula d'un pas et fut estomaqué de voir sa Galatée prendre vie sous ses yeux. Le marbre devint chair, ses yeux le virent, elle descendit de son piédestal et l'enlaça dans ses bras. Aphrodite, la déesse de l'amour, avait exaucé son voeu le plus cher.

Ce mythe, plus de deux fois millénaire, a bien évidemment inspiré nombre d'artistes à travers les âges. Ce n'est pas étonnant puisque les peintres et les sculpteurs sont souvent des rêveurs romantiques solitaires qui se reconnaissent bien dans Pygmalion.

Voici quelques tableaux que j'affectionne particulièrement:

1785: Jean-Baptiste Regnault (château de Versailles):


1863: Étienne Maurice Falconet (musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg):


1890: Jean-Léon Gérôme (New York Metropolitan Museum of Art):


J'ai également trouvé ce magnifique photoshoot moderne qui réincarne l'histoire avec des modèles:


Le même artiste a d'ailleurs créé plusieurs oeuvres captivantes qui mélangent sculptures et modèles vivants, utilisant parfois le numérique pour donner l'impression que des statues prennent vie:


L'histoire a aussi inspiré d'autres productions artistiques telles que des ballets:


Dans la littérature et au cinéma, l'idée a été reprise avec l'histoire de Pinocchio. Et dans un film peu conne de 1992 que j'avais complètement adoré à l'époque: Cool World. Il racontait l'histoire d'un bédéiste solitaire qui crée la femme de ses rêves sur papier. Cette dernière prend vie sur le papier et l'attire à l'intérieur de la BD, dans le monde qu'il a créé. Mais dans cette histoire-là, la création s'avère être fourbe, manipulatrice, manichéenne et complètement hors de contrôle: https://www.youtube.com/watch?v=_kJAVgY8DMk




 

La Vénus de Willendorf


Nous avons tous déjà vu une photo de cette magnifique petite statuette préhistorique. Le Musée d'histoire naturelle de Vienne lui consacre une exposition pour marquer le centième anniversaire de sa découverte. Extraits de la nouvelle:


Sortie de terre le 7 août 1908 par trois paléontologues autrichiens, cette Vénus en pierre taillée de 11 centimètres n'est pas une Vénus comme les autres. «C'est la première statuette (de cette époque) dont les traits sont aussi détaillés», explique Walpurga Antl-Weiser.


Taillée dans du calcaire oolithique, cette statuette de couleur ocre se caractérise par une silhouette plutôt rondelette. La tête penchée, sans visage ni pieds mais avec une abondante chevelure bouclée, la Vénus a les mains posées sur ses seins et son ventre proéminents.«Cette statue est vraiment remarquable, et lorsqu'on observe la manière dont elle a été taillée, la manière dont les muscles et les différentes parties du corps ont été représentés, le sculpteur a forcément observé un modèle», précise Mme Antl-Weiser.Selon elle, la sculpture est «à la fois le résultat de l'observation parfaite d'un corps humain, mais elle a aussi été arrangée, afin de rendre ses formes plus harmonieuses.»


Restée unique durant une vingtaine d'années, avant la découverte des Vénus de Lespugue, en France, ou de Kostienski, en Russie, la Vénus de Willendorf demeure dans l'inconscient des visiteurs du musée d'histoire naturelle de Vienne leur Vénus préférée. «Je crois que beaucoup de visiteurs viennent uniquement au musée pour voir la Vénus», souligne Mme Antl-Weiser.


Précieux et magnifique artefact d'une époque lointaine qui précéda l'arrivée en Europe des valeurs judéo-chrétiennes machistes, lesquelles firent du corps féminin un symbole de la tentation et du mal...


 

La plus vieille oeuvre d'art d'Amérique


La plus vieille oeuvre d'art d'Amérique est gravée sur un os de mammouth et a environ 13 000 ans.


Trouvé ici.


 

Comment un outil préhistorique s'est-il retrouvé sur cette peinture française du 15ème siècle?





Les haches Acheuléennes fascinent depuis longtemps les historiens. Avant le XVIIe siècle, on pensait qu'elles étaient naturelles, surnommées "pierres de foudre". Une équipe de Dartmouth et de l'Université de Cambridge a identifié une représentation d'une telle hache dans le "Diptyque de Melun", commandé par Étienne Chevalier, trésorier du roi Charles VII de France. L'objet est délicatement posé sur le Nouveau Testament tenu par Saint Étienne.

La pierre sur le tableau a toujours été considérée comme une simple roche. Steven Kangas, enseignant en histoire de l'art à Dartmouth et co-auteur de l'étude, a eu l'intuition qu'il s'agissait d'un outil préhistorique. Cette hypothèse a été confirmée lors d'un séminaire en 2021 avec Charles Musiba, professeur d'anthropologie à l'Université du Colorado-Denver, et Jeremy DeSilva, co-auteur et professeur à Dartmouth.

Pour valider cette découverte, trois analyses ont été menées. La forme de la pierre a été comparée à celle de 20 haches Acheuléennes françaises. Les couleurs et les traces de débitage sur la pierre ont également été examinées. Les résultats ont confirmé l'authenticité de cette représentation artistique d'une hache Acheuléenne.

La précision de Fouquet soulève des questions. L'artiste aurait-il vu une véritable hache ou s'agissait-il d'une création de son imagination? "Fouquet semble avoir porté un intérêt particulier à l'objet en pierre", indique Kangas. Cette découverte jette une nouvelle lumière sur la longévité et la signification culturelle des haches Acheuléennes, utilisées bien avant l'apparition d'Homo sapiens en Europe.

Göbekli Tepe



LES SUMÉRIENS N'ÉTAIENT PAS LES PREMIERS
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Jusqu'à il y a une vingtaine d'années, on pensait que la "civilisation" était apparue avec les Sumériens, il y a environ 7 000 ans. Puis, à la frontière turco-syrienne, on a découvert Göbekli Tepe et les villages voisins. Depuis, tout a changé.
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Les vestiges les plus anciens de Göbekli Tepe remontent à au moins 12 000 ans. Mais certains des monolithes découverts dans les ruines représentent des êtres humains vêtus uniquement de pagnes. Or, il y a 12 000 ans, nous étions en plein Dryas inférieur (une mini-période glaciaire). Il est donc impossible que des gens se soient promenés uniquement vêtus de pagnes. Pour se promener ainsi vêtus, il fallait que la température soit clémente. Or, la dernière période "douce" avant le Younger Dryas s'est terminée vers 110 000 avant J.-C., lorsque la dernière période glaciaire a commencé. Certaines parties de Göbekli Tepe pourraient donc remonter à cette période.
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Göbekli Tepe a été gravé d'idéogrammes, des sculptures qui ne représentent pas des animaux ou des objets, mais des concepts abstraits. Ils pourraient constituer le plus ancien exemple d'écriture humaine, précédant celle des Sumériens d'au moins 5 000 ans. Les bâtiments de Göbekli Tepe ne sont pas faits de bois ou de paille, mais de calcaire. Certains piliers pèsent jusqu'à 20 tonnes. Les habitants de Göbekli Tepe ont pu construire des maisons et des villages en pierre des milliers d'années avant les Sumériens.
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Sur une dalle de pierre connue sous le nom de "stèle des grues", les sages de Göbekli Tepe racontent une rencontre entre eux et des "êtres extérieurs" venus du ciel, alors qu'une comète traversait le ciel. De plus, le récit gravé fait allusion à une époque où un bombardement de comètes a causé d'immenses destructions sur Terre. Quelle est la fiabilité de ce récit, qui date d'au moins 12 000 ans ?
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L'article se poursuit dans le livre :
HOMO RELOADED - L'histoire cachée des 75 000 dernières années


Découverte exceptionnelle de statues gauloises et d’une tombe néolithique à Artenay



Sur le site archéologique d'Artenay, en région Centre-Val de Loire, les chercheurs de l'Inrap ont récemment découvert un immense complexe rural de l'époque gauloise. Parmi les restes de structures mis au jour figurent deux statues pour le moins intrigantes. Une tombe néolithique, très particulière, a également retenu leur attention.

Sur le site d’Artenay, près d’Orléans, plusieurs siècles d’histoire s’entremêlent, du Néolithique à la Gaule romaine. Dans cet espace de 9 hectares, investigué depuis août 2020, les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont découvert deux ensembles agricoles de l’époque gauloise, entourés par de profonds fossés, comprenant chacun une résidence aristocratique. Ces ensembles ont révélé deux fragments de statues, fait très rare pour ce qui concerne la Gaule, d’autant plus dans cette région. Une tombe néolithique, contenant un squelette en position fœtale serrant un bois de cerf, a aussi été mise au jour. Cet immense site, qui accueillera bientôt la ZAC d’Artenay-Poupry, pose de très nombreuses questions aux archéologues, notamment sur les liens entre les deux fermes gauloises.


Trouvé ici.