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Fossile de feuilles (Miguasha)
L’étude des plantes fossiles, ou paléobotanique, est une science en soi et l’évolution des plantes est passionnante!
Bien que le site de Miguasha soit surtout renommé pour ses poissons fossiles, plusieurs espèces de plantes sont aussi préservées dans la falaise. Elles étaient des éléments importants du paléoenvironnement dans lequel les poissons vivaient.
Au cours de l’histoire de la Vie sur Terre, les plantes ont précédé les invertébrés et les vertébrés sur la terre ferme et ont favorisé la formation des sols organiques propices à la vie et la mise en place d’une atmosphère plus hospitalière pour ces derniers, grâce à la production d’oxygène. Les plantes sont aussi une source de nourriture pour de multiples animaux.
À la fin du Dévonien, des arbres du genre Archaeopteris étaient présents partout sur la Terre et deux espèces sont documentées à Miguasha (380 millions d’années). Il y a encore beaucoup de travail de recherche à faire au sujet des plantes de Miguasha, il y a d’autres espèces de ce genre en collection qui sont encore à décrire.
Nous vous présentons ici deux spécimens de plantes fossiles :
1) une tige et des feuilles de l’Archaeopteris obtusa provenant de Miguasha (380 millions d’années)
2) Une feuille d’arbre de la période géologique du Trias (252 à 201 millions d'années) qui provient d’un autre site fossilifère (don). Cela ressemble beaucoup plus à une feuille d’arbres actuels. Tout comme les vertébrés, les plantes ont évolué!
Dans les deux cas, les détails préservés sur les feuilles sont impressionnants!
Zanclodesmus willetti
Fossile de la semaine: le mille-pattes Zanclodesmus willetti
Au Dévonien, il y a 380 millions d'années, des invertébrés terrestres vivaient sur les rives du paléoestuaire de Miguasha. Voici un mille-pattes fossile mesurant 44 mm dont l'espèce a été nommée en l'honneur de la personne qui a découvert le premier spécimen en 2003, notre technicien en paléontologie, Jason Willett (willetti).
On peut même observer la tête de l'animal munie d'antennes (gauche). Et toutes les taches noires autour du spécimen sont de petits fragments de végétaux.
Arthropleura
Imaginez un mille-pattes géant de près de trois mètres de long doté de dizaines de pattes et pesant jusqu’à 50 kilos. Si cette créature semble tout droit sortie d’un film de science-fiction, elle a pourtant bien existé il y a environ 300 millions d’années. Cet animal colossal, connu sous le nom d’Arthropleura, était le plus grand arthropode terrestre à avoir jamais vécu. Malgré les nombreux fossiles découverts, les scientifiques ont longtemps ignoré à quoi ressemblait sa tête, jusqu’à ce qu’une nouvelle découverte leur permette enfin de lever le voile sur ce mystère fascinant.
Une énigme de longue date
Depuis la fin des années 1800, les chercheurs ont collecté des fragments de fossiles et des empreintes d’Arthropleura en Europe et en Amérique du Nord. Ces fossiles, souvent retrouvés sans tête, ont laissé les scientifiques perplexes. En effet, les Arthropleura, comme beaucoup d’arthropodes, muent en grandissant. Lors de ce processus, ils se débarrassent de leur exosquelette en se tortillant hors de celui-ci par une ouverture à la tête, laissant derrière eux une coquille vide. Cela explique pourquoi tant de fossiles de cette créature ne possédaient pas cette partie du corps qui est essentielle pour comprendre à quoi ils ressemblaient vraiment.
Plus récemment, une équipe de chercheurs a cependant eu la chance de tomber sur des fossiles de juvéniles Arthropleura parfaitement conservés, avec leur tête intacte. Ces spécimens découverts dans un ancien gisement de charbon français ont permis d’enfin révéler ce à quoi ressemblait cette partie du corps.
Une tête peu effrayante pour une créature gigantesque
La première surprise des scientifiques après l’analyse des fossiles a été de constater que, malgré sa taille impressionnante, l’Arthropleura n’avait pas une tête particulièrement terrifiante. Son sommet était formé d’un bulbe arrondi, avec deux courtes antennes en forme de cloche. Elle possédait également des yeux proéminents rappelant ceux des crabes et une petite bouche adaptée pour broyer des feuilles et de l’écorce. En d’autres termes, ce géant préhistorique était un herbivore inoffensif.
Les chercheurs ont noté que l’Arthropleura possédait un corps rappelant celui des mille-pattes modernes, mais avec une tête proche de celle des centipèdes. Il s’agissait donc d’une créature étonnamment hybride, avec des caractéristiques provenant de plusieurs groupes d’arthropodes actuels.
Une technique moderne pour explorer le passé
Pour reconstituer l’apparence complète de cet arthropode géant, les chercheurs ont eu recours à une technique avancée appelée tomodensitométrie. Ce procédé, similaire à une radiographie, permet de visualiser l’intérieur des roches sans les endommager. Il est particulièrement utile pour examiner des fossiles fragiles et pour révéler des détails cachés qui ne sont pas immédiatement visibles à l’œil nu.
Grâce à cette méthode, les scientifiques ont pu analyser en profondeur les fossiles des jeunes Arthropleura qui mesuraient environ six centimètres de long. Bien qu’il soit possible que ces spécimens n’aient jamais atteint les tailles gigantesques observées chez certains de leurs congénères adultes, ces fossiles ont tout de même fourni suffisamment d’informations pour estimer à quoi ressemblaient les plus grands individus de cette espèce.
Un monde très différent
La reconstitution de la tête de l’Arthropleura apporte des éléments cruciaux pour mieux comprendre la vie sur Terre à cette époque lointaine.
Pour rappel, l’animal vivait il y a environ 300 millions d’années, bien avant l’époque des dinosaures. Durant cette période, la Terre connaissait des conditions environnementales très différentes de celles d’aujourd’hui. Les niveaux d’oxygène étaient plus élevés, ce qui a permis à des insectes géants de prospérer. Cette découverte montre à quel point la biodiversité de cette époque était extraordinaire et que les écosystèmes n’avaient rien à envier à ceux des temps modernes.
AJOUT:
En Amérique du Nord, les restes fossiles et les empreintes de pas (ichnofossiles) d'Arthropleura ont principalement été découverts dans des strates datant du Carbonifère supérieur.
Principaux lieux de découverte
Canada (Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick): Des empreintes et des sections d'exosquelettes ont été mises au jour sur des sites célèbres comme les falaises fossilifères de Joggins Fossil Cliffs ainsi que le long de la rivière Apple et d'autres zones côtières de la Nouvelle-Écosse. Des traces fossiles ont aussi été répertoriées au Nouveau-Brunswick.
États-Unis (États de la « ceinture de charbon ») : Des fragments corporels et des pistes de déplacement fossilisées ont été signalés dans l'Ohio, la Pennsylvanie, l'Illinois ainsi que dans des zones comme le Kansas, le Kentucky et le Nouveau-Mexique.
Climacoconus
Climacoconus quadratus, formation de Neuville Formation, Grondines, région de Québec, Québec,
Climacoconus batteryensis, formation Vauréal, Anticosti, Québec
Climacoconus batteryensis, formation Vauréal, Anticosti, Québec
Climacoconus rallus, Chazy, formation de Laval, Laval, Québec
Climacoconus est un genre éteint de conulaires (des animaux marins fossiles au corps pyramidal en forme de pyramide inversée, apparentés aux cnidaires). Leurs fossiles se caractérisent par une coquille phospho-calcique ornée de fines crêtes transversales et se retrouvent parfois en symbiose avec des bryozoaires.
Âge géologique : Principalement connu au Paléozoïque inférieur (Ordovicien et Silurien), avec une répartition géographique incluant l'Amérique du Nord et la région baltique.
Praearcturus gigas
Praearcturus est un scorpion géant qui a vécu au Dévonien. Ses fossiles ont été retrouvés en Angleterres et au pays de Galles. À cette époque, ces terres étaient rattachées au Québec, la présence de cet énorme arthropode chez nous est donc probable!
Paleocanna tentaculum
Jellyfish are delicate, almost ghostly creatures. But under just the right circumstances, these spectral invertebrates can still tell stories long after their death. Not far from Quebec City, Canada marine paleontologists have discovered a new species of invertebrate that swayed in Paleozoic ocean currents over 450 million years ago. Paleocanna tentaculum may not look much like its living descendants, but according to a team of researchers writing in the Journal of Paleontology, the tubular polyp is more closely related to today’s jellyfish than its other ancient cousins.
The geological record contains far more examples of vertebrate fossils than invertebrates, or animals without a backbone. Given how few invertebrate samples there are in the fossil record, the study’s authors were particularly excited to finally examine a collection of unique specimens housed at Montreal’s Musée de paléontologie et de l’évolution (MPE). The specimens were first uncovered during a 2010 dig at the Upper Neuville Formation in the Saint Lawrence Lowlands—about 31 miles northeast of Quebec’s capital. A total of 15 limestone slabs were excavated by amateur fossil hunter John Iellamo and donated to the MPE.
“He was able to recognize the scientific importance of these fossils and made them available for research. Without him, we would not be talking about this new species,” study co-author and McGill University paleontologist Louis-Philippe Bateman said in a statement.
Bateman and colleagues tallied around 135 fossilized specimens before photographing and measuring 39 examples. They then compared their anatomy to 69 living and extinct species related to present-day jellyfish. The team soon realized many of the creatures were aligned in the same direction when they died.
“We think they were buried in place, or were not transported far before being buried,” explained study co-author and Université de Montréal palebiologist Greta Ramirez-Guerrero. “This rapid burial, combined with low-oxygen conditions in the surrounding environment, slowed decay and helped preserve the animals before the sediment turned to rock.”
Unlike many jellyfish species, P. tentaculum wasn’t a free-floating organism. Instead, the tubular polyp likely anchored itself to the Paleozoic ocean floor, using its crown of tentacles to capture nearby prey. Despite its alien-like appearance, a taxonomic analysis shows the ancient creatures are much more closely related to living species like box jellies than they are to extinct, tube-dwelling animals. This places the animal much closer to present-day marine invertebrates than most other fossil polyps. Aside from its uniqueness, P. tentaculum serves as a valuable reminder that important paleontological discoveries aren’t always made in the most famous fossil formations.
“I’ve often caught myself saying that we have a less glamorous fossil record than places like British Columbia or Alberta,” said Bateman. “Discoveries like this one show that many things have yet to be discovered and described here.”
Oeuf de synapside
En 150 ans de recherches paléontologiques en Afrique du Sud, on avait encore jamais découvert d'oeuf de synapside ! A tel point qu'on se demandait s'ils n'étaient pas déjà vivipares. Et pourtant....
Ce petit embryon appartient à Lystrosaurus, et la taille de l'oeuf qui le contient nous indique qu'il ne produisait pas de lait, que le petit était précoce et que ses parents devaient prendre soin de lui, ce qui a certainement contribué à la survie de cette espèce durant la crise Permien-Trias.
Fossilized vomit reveals 290-million-year-old predator’s diet
Two hundred and ninety million years ago, in a mountain valley within the central region of the supercontinent Pangaea, an apex predator snapped up at least three other animals and sometime later puked up the bones.
That material hardened over the ages, and is now the oldest fossilized vomit ever discovered from a land-based ecosystem. The cluster of bones and digestive material provides rare information, published January 30 in Scientific Reports, about the behavior of some of the world’s earliest land predators.
“It’s kind of like a photograph of a moment in the past that is telling us about the animal that was living,” says Arnaud Rebillard, a paleontologist at Museum für Naturkunde in Berlin. “Any data that we can find about their behavior is very precious.”
Paleontologists discovered the lime-sized specimen in 2021 at a site called the Bromacker locality in central Germany. Researchers then scanned the bones to create 3-D models showing a cluster of parts from different animals, suggesting they had come from a predator’s gut. They also chemically analyzed the material surrounding the bones and found that it was low in phosphorus, suggesting it was not a fossilized dropping.
While the specific predator that regurgitated the bones is unknown, the researchers strongly suspect that it was one of two animals that resemble today’s monitor lizards like Komodo dragons: Dimetrodon teutonis, with a prominent sail on its back, and Tambacarnifex unguifalcatus. Though reptilian in appearance, both are from a group of animals called synapsids that includes mammals and their extinct relatives.
Among the 41 disgorged bones, the researchers were able to distinguish two small lizardlike reptiles and a limb bone from a larger reptilelike herbivore. This collection of remains, along with several unidentified bones, indicates that the predator ate whatever it could find rather than specializing in a specific type of prey.
Because the fossilized vomit, or regurgitalite, contains three different animals eaten by one predator, “we can literally say, for sure, that these three animals were living at exactly the same place and exactly the same time, maybe to the week or even to the day,” Rebillard says.
Several living predators habitually regurgitate bones and other body parts that are tough to digest after eating. Scientists don’t know if this is why the ancient animal spit up the bones, but it is one of the most plausible explanations, along with simply overeating, Rebillard says.
Fossils of partially digested material, including regurgitalites, as well as fossilized feces, are valuable clues for studying Earth’s past. “We need fossils like this to really tie together how the ecosystem functioned and how the food webs were structured,” says Martin Qvarnström, a paleontologist at Uppsala University in Sweden who was not involved in the new study.
The German regurgitalite is particularly exciting because the Bromacker site preserves a snapshot of an early terrestrial ecosystem. Older predators that could travel on land often lived in semiaquatic environments where they hunted crustaceans and fish. The Permian period represents a time when large herbivores became prominent in inland environments, followed by new predators. Fossil dung and vomit are much rarer in inland environs than in aquatic ones.
“We’re talking about almost 300-million-year-old ecosystems,” Rebillard says. “So to have such a temporal vision about this to the day they were living, in the same area and the same moment, is extremely fascinating.”
Les enregistrements stratigraphique et paléontologique ordoviciens et siluriens d’Anticosti comme valeur universelle exceptionnelle (André Desrochers)
Les éponges en colonnes retrouvées à Anticosti sont des éponges fossiles appelées stromatoporoïdes, plus précisément de la famille des Aulacératidés. Elles vivaient fixées au fond d’une mer chaude et peu profonde à l’Ordovicien.
Desmatosuchus
Before ankylosaurs invented the "tank" body plan, another group had already perfected it. Meet Desmatosuchus, the Triassic walking fortress.
This wasn't a dinosaur. It was an aetosaur—a heavily armored cousin of crocodiles and dinosaurs. In the river valleys of what is now Texas, over 220 million years ago, Desmatosuchus plodded along as a peaceful plant-eater. But "peaceful" didn't mean defenseless.
Its entire body, from neck to tail, was encased in interlocking bony plates (osteoderms). But its masterpiece was a pair of long, curved, spearlike spikes jutting from its shoulders, each as formidable as a bull's horns. This was a creature built to say, "Go ahead, try it," to any predator daring enough to attack.
Desmatosuchus represents the pinnacle of defensive evolution in its time. In a world of new and hungry predators, sometimes the best strategy isn't to outrun them, but to become literally too painful to eat.
Before dinosaurs ruled, the Triassic period was a laboratory of evolutionary experiments. One of its most successful—and intimidating—creations was a walking, grazing fortress named Desmatosuchus.
Imagine a 16-foot-long, heavily built herbivore, plodding through the river valleys of what is now Texas. Its entire back was covered in interlocking bony plates (osteoderms), forming a formidable suit of armor. But its pièce de résistance was a pair of long, curved spikes jutting from its shoulders, each as formidable as a bull's horns.
This wasn't a dinosaur, but an aetosaur—a heavily armored cousin of crocodiles and dinosaurs. In a world teeming with early crocodile-relatives and sharp-toothed predators, Desmatosuchus was built to survive. It likely used its pig-like snout to root for tubers and plants, while its intimidating shoulder spikes deterred even the most ambitious attackers.
Desmatosuchus is a masterpiece of defensive evolution. It proves that in the struggle for survival, sometimes the best strategy isn't to be the biggest or the fastest, but to be the one that's simply too much trouble to eat.
Hemipsalodon
La galerie de paléontologie et d'anatomie comparée ferme le 18 janvier 2026 avant la fermeture aller voir hemipsalodon, c'est un hyaenodonte de l'Eocène moyen nord-américain avec un crâne de 45cm de long pour 30 de large. Il est l'équivalent écologique de sarkastodon qui a vécu à la même époque en Asie.
L'animal est un proche parent de Simbakubwa et megistrotherium qui eux sont bien plus gros mais vivaient en Afrique bien plus tard au Miocène.
Hemipsalodon n'est connu que par son crâne et devait faire la taille d'un gros lion mais un peu plus court sur pattes.
On voit avec ces animaux l'influence importante des hyaenodontes pendant tout la Paléogène et même au début du Néogène. On peut dire qu'au Néogène (24 ma à nos jours) on a une faune qui ressemble à celle qu'on connait chez les mammifères prédateurs alors qu'au Paléogène (66 à 25 ma) c'est totalement différent.
Concernant la houppette à l'arrière du crâne, cette protubérance osseuse permet plus de surface d'insertions aux muscles de la mâchoire.
Ce fossile appartenait à un mammifère Celui-ci a vécu pendant l'Eocène, il y a environ 52 millions d'années dans ce qui est aujourd'hui le Wyoming, aux États-Unis.
L'espèce à laquelle elle appartient n'est pas encore décrite, mais elle appartient à la famille Cimolestidae. Cette famille a vécu du Crétacé à l'Eocène, étant l'un des rares groupes de mammifères qui ont survécu à l'extinction du K/Pg.
Sa longue queue est probablement liée à ses habitudes arboricoles. Et par curiosité, c'est la plus longue queue avec le plus grand nombre de vertèbres de tous les mammifères (environ 50-51).
Source :
Grande, L. (2013). Le monde perdu des lacs fossiles : des instantanés des temps profonds. University of Chicago Press.
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